Les fonctions des mots

Si un mot a une nature constante, il peut avoir des fonctions diverses ; le  locuteur ou le scripteur peut lui imposer l’une ou l’autre  au gré de sa mise en scène.

Ainsi le nom « curé » peut être sujet-agent si je le place devant le verbe ; il peut devenir COD-patient si je le positionne après ; il peut aussi être COI-destinataire si je le fait accompagner de la proposition « à » ou « pour » ; on le trouvera même comme un lieu si on le fait précéder de la préposition « chez ». La classe des noms est celle qui ouvre à un nombre très important de fonctions ; et on le comprend bien : évoquant de objets, des êtres animés, c’est autant d’acteurs qu’elle propose aux  rôles les plus divers.

Un adjectif qualificatif n’est pas aussi polyfonctionnel qu’un nom. Lui devra se contenter d’être soit épithète (la maison bleue) ou attribut (la maison est bleue).

L’adverbe lui est monofonctionnel : « ici » sera toujours complément de lieu ; « demain »complément de temps  et « doucement » indiquera toujours la manière.

 Examinons les différentes fonctions du français.

Le sujet : une fonction nécessaire

Le mot ou le groupe de mots qui occupe la fonction sujet informe celui à qui l’on s’adresse de ce dont on va lui parler. Le groupe verbal qui le suit, indique, lui, ce que l’on dit du sujet. Ainsi, dans la phrase « les nuages blancs volent dans le ciel », le groupe sujet « les nuages blancs » indique ce dont je parle et le groupe verbal « volent dans le ciel » marque ce que j’en dis.

Le sujet en français est obligatoire. Une phrase ne peut être complète que si elle possède un sujet. Se passer du sujet reviendrait à dire que l’on peut tenir un propos sur… rien. Même dans une phrase comme « Joli !» qui semble fonctionner avec un seul nom, le thème à propos duquel l’exclamation « joli ! » est proférée est en fait implicite ; connu de celui qui parle et de celui à qui il s’adresse. Il ; est donc superflu de le spécifier, mais il est présent dans l’esprit de l’un comme de l’autre.

Lorsque le sujet  se rapporte à un verbe d’action, il indique l’agent ou le responsable d’une action. Ainsi « l’homme marchait ». Avec un auxiliaire de prédication comme « être » il se voit attribuée une qualité. Ainsi dans « Pierre est grand », une caractéristique, « la grandeur » est attribué au sujet « Pierre ».

Le sujet se place « à gauche » ou « avant » le verbe ;  c’est ce qui indique sa fonction en le distinguant du complément d’objet direct (COD) qui lui est après le verbe ou à sa gauche. C’est ainsi  que l’on peut affirmer que« le chou a mangé la chèvre ». Lorsque le verbe n’a pas de COD, on peut placer le sujet après le verbe sans pour autant créer une ambiguïté. Ainsi «  Dans le ciel d’azur, volent les nuages... »

Peuvent être sujet le plus fréquemment les noms, les pronoms, parfois les infinitifs (« Mentir est honteux ») ou parfois une proposition (« Qu’il arrive en retard serait fâcheux »).

  • Lorsque le sujet échappe à toute responsabilité

Un ministre de l’Economie : « Les Français doivent savoir que les engagements pris seront tenus ». Qui s’est engagé ? A quoi ? Quand seront-ils tenus ? Et par qui ? Autant d’interrogations déplacées !

Un Ministre de l’Education : « Tous les efforts seront faits pour que la démocratisation de l’école devienne une réalité ». De quels efforts s’agit-il ? Par qui seront-ils faits ? Et quand ? Qu’est-ce qu’on entend par démocratisation ? Vous n’aurez sans doute pas le mauvais esprit d’interroger ainsi le ministre !

En examinant de près ces deux exemples, on s’aperçoit qu’un même procédé grammatical est à l’œuvre. Il permet de produire une phrase complète et correcte tout en évitant soigneusement de dévoiler qui fait quoi, où et quand. En d’autres termes, nous avons là un  moyen linguistique permettant d’éluder toute interrogation et toute velléité de vérification sur le responsable d’une action.

L’utilisation de la voix passive permet de ne pas désigner (ou plutôt de dissimuler) le responsable d’une action. Le sujet du verbe à la voix passive ne dévoile pas l’agent responsable de l’action mais celui qui la subit.  Le complément d’agent du verbe passif qui pourrait désigner qui a fait quoi n’est pas obligatoire. Ainsi, quand le ministre de l’Economie dit que les engagements seront tenus, le passif permet d’éviter de spécifier qui les tiendra ; de même que son collègue de l’Education évite, grâce au même procédé, de nous annoncer qui fera les efforts nécessaires à la démocratisation de l’école. On ne sera pas étonné d’apprendre que le discours politique comporte deux fois  plus de passifs que les autres discours.

 

L’attribut

Après les verbes d’état : être, paraître, demeurer, rester, sembler, avoir l’air, passer pour, naître, vivre, tomber, La fonction d’attribut du sujet est le plus souvent occupée par un adjectif qualificatif. Comme son nom l’indique, il attribue au sujet une qualité ou indique son état. Ainsi « Pierre était sale et triste ».

Un nom ou un pronom peut être aussi attribut du sujet. Ainsi, « Pierre est maçon ! » «  non il ne l’est pas ! »

Un adjectif peut occuper la fonction d’attribut du complément d’objet direct avec des verbes transitifs comme « appeler », « croire », « déclarer », « estimer », « juger », « nommer », « laisser », « rendre »… il faut bien saisir la différence entre attribut du COD et épithète. Analysons l’exemple suivant :

« Je vois la maison blanche » peut répondre à deux questions différentes : « voyez- vous la maison blanche, là sur la droite ? » ou bien « cette maison là sur la droite , la voyez vous blanche ou plutôt grise ? ». La réponse à la première question fera de « blanche » un épithète qui détermine maison ; la réponse à la deuxième question confère à l’adjectif la fonction d’attribut de du COD « maison » auquel il est relié par le verbe « voir ».

Un nom peut être aussi attribut du COD : « le roi le nomma chevalier » ou « il m’a appelé bouffon »

 

Les compléments du verbe
  • Sens et fonctions

Ne l’oublions pas ! C’est largement le sens du verbe qui détermine les fonctions qu’il peut accepter ou exiger. En d’autres termes ses valences fonctionnelles dépendent de la nature du processus qu’un verbe évoque. Prenons quelques exemples :

Le verbe « courir » renvoie à une action qui dans la plupart des expériences ne porte sur aucun objet ou aucun être. En règle générale, à part le guilledou ou les garçons on ne court rien.

Le verbe « rencontrer » invite, lui, à une représentation qui implique deux acteurs dont l’un est plus responsable de la rencontre que l’autre. Il est tout à fait improbable que le verbe « rencontrer » n’ait pas un complément d’objet direct. C’est aussi le cas de « fréquenter », « aimer »…

Le verbe « manger » renvoie à une action qui  permet certes de dire ce que l’on mange du pain ou du couscous, mais autorise aussi à ne pas le formuler (j’ai déjà mangé).

Les verbes de « don » et de « dire » mettent en scènes trois acteurs parce tout simplement on dit quelque chose à quelqu’un, et que l’on offre un présent à un ami.

On voit donc bien que c’est le sens du verbe qui induit les fonctions qui lui sont rattachées; c’est  le type d’action qu’il évoque qui induit fortement les acteurs et les rôles. Ce lien entre grammaire et sémantique est clairement mis en évidence par le fait que la présence ou l’absence de certaines fonctions changent le sens du verbe et vice et versa. Ainsi : « je descends tout de suite » et « je descends ma valise » ; « passe me voir » et « passe ton bac » ; « Vous allez manquer votre train » et «  vous allez nous manquer ». pour accepter le COD , les différents verbes voient leurs sens se transformer.

  • Les différents compléments du verbe

 – Complément d’objet direct: Le COD indique quel est l’être ou l’objet sur lequel porte l’action exprimé par le verbe et exercée par le sujet. Ainsi, « la chèvre mange le chou». Comme son nom l’indique, le COD n’est pas relié au verbe par un préposition comme « à » ou  « de » ; c’est sa position après le verbe qui indique sa fonction. Le COD n’est pas déplaçable. Si on le permute avec le sujet on modifie le sens de la phrase. Les verbes qui acceptent un COD sont dits « transitifs ».

Complément d’objet indirect( COI): comme son nom l’indique, le complément d’objet indirect est ,lui, relié au verbe par une préposition. Ainsi, « parler de sa vie», « succéder à son père », « penser à son fils », « se souvenir de ses vacances », « manquer à quelqu’un », « manquer de quelque chose ».

Les pronoms peuvent être COI. Ainsi  « je pense à lui (à Pierre) » et non «  j’y pense (à mon rendez-vous)».

Complément d’attribution : Après notamment les verbes « de don » ou « de dire », le complément d’attribution indique en faveur de qui ou au détriment de qui un acte est accompli. Ainsi,  « donner un gage de bonne foi à l’ennemi » ou « infliger à l’ennemi une cruelle punition ». Le complément d’attribution cohabite avec un complément d’objet direct. Seuls certains verbes le permettent parce qu’ils évoquent à la fois l’objet d’un échange et le destinataire. On les appelle des verbes trivalents : trois valences (Sujet, COD et Complément d’attribution).

 

  •  Les compléments circonstanciels

Quelque soit le sens du verbe, il est compatible avec l’expression des circonstances. Ceci montre bien que les circonstances constituent le décor dans lequel on place un évènement ou plus rarement l’attribution d’une qualité particulière. Quelque soit le sens du verbe, on pourra donc choisir de situer l’action et les participants dans un cadre temporel ou spatial de son choix ou au contraire de ne pas spécifier ce cadre. Les circonstances actualisent la phrase toute entière c’est pourquoi on appelle  souvent les compléments circonstanciels de temps et de lieu « complément de phrase » et non « compléments de verbe ».

Ainsi :

Dans « je marchais avec mes parents dans la cour », « dans la cour » est complément circonstanciel de lieu. Il donne un cadre spatial à l’ensemble d’un événement auquel participent le locuteur et ses parents. Cette précision n’est en rien exigée par le verbe « marcher » ; c’est le libre choix de celui qui parle que de préciser ou pas le lieu de l’expérience évoquée. Il s’agit d’un complément de phrase.

On aura intérêt à mettre en évidence la différence de sens pouvant exister entre deux énoncés proches en apparence :

Les Parisiens ont marqué trois buts à Lyon.

A Lyon, les Parisiens ont marqué trois buts.

Dans le premier exemple, Lyon peut aussi bien être un complément de lieu, qu’un complément d’attribution, si l’on se souvient qu’une équipe sportive est souvent désignée par le nom de la ville qu’elle représente. C’est la figure de la métonymie, qui n’a rien d’une figure de style, mais appartient de plein droit au langage quotidien. Dans le deuxième exemple, le critère de déplaçabilité du groupe à Lyon, le range d’emblée dans le complément circonstanciel de lieu.

Le locuteur peut décider d’utiliser ou pas un complément circonstanciel. Mais il ne faudrait  surtout pas croire  que parce que les compléments circonstanciels ne sont pas grammaticalement obligatoires, ils seraient pour autant peu utiles à la communication. Un exemple simple montre bien qu’il n’en est rien :

« Le plombier est venu sans ses outils ». « sans ses outils » n’est en rien exigé par le verbe « venir ». La phrase est tout à fait correcte sans son apparition : « le plombier est venu ». Cependant l’information donné par « sans ses outils » est cruciale » ; elle seule peut expliquer pourquoi la fuite d’eau n’est pas encore réparée et l’appartement inondé.

 Un petit nombre de verbes ont un sens qui appelle très fortement l’expression du temps ou du lieu. Dans ces cas on pourra parler de compléments circonstanciels de verbe. Examinons quelques exemples :

– « Je viens de la ville ». Le sens du verbe venir appelle l’indication du lieu d’origine

– «  Cette course durera deux jours ». Le verbe « durer » exige l’expression d’une information de temps

– « Mon cousin habite à Genève » Difficile de faire l’impasse sur le lieu d’habitation.

Comme son nom l’indique, un complément circonstanciel indique les circonstances ou les modalités dans lesquelles se déroule une action ou un évènement.

Le temps : « il arrivera vers 16h »

Le lieu : « il marchait dans la forêt »

La manière : «  il mange avec délicatesse »

La cause : « il tremble de peur »

Le but : «  il court pour maigrir »

Le moyen : « il mange avec des baguettes »

Les compléments circonstanciels peuvent être reliés au verbe par une préposition qui indique leur fonction  (« aller vers la lumière ») ou ne pas en avoir besoin (« le matin, je me lève tôt ») ,  («marcher doucement »).

Les compléments circonstanciels sont déplaçables dans une phrase sans que cela change leur fonction. Ainsi, « Il y a une manifestation à la Bastille » et « A la Bastille, il y a une manifestation ».

 

Les compléments du nom
  • Pourquoi compléter le nom ?

Les noms ne sont pas rattachés à des objets ou à des êtres particuliers ; ils définissent des catégories qui s’opposent les unes aux autres. Ainsi si l’on choisit dans le paradigme des choix le nom « pomme », il exclue absolument de se représenter un renard ou une banane, mais dans l’ensemble des pommes, si aucune précision n’est donnée, on peut se représenter n’importe quelle type de pomme, de n’importe quelle couleur ou forme, et même celles dans lesquelles on tombe en pâmoison.

 En bref, un nom renvoie à une entité «  abstraite que l’auditeur va devoir actualiser, incarner à sa guise. Mais –et c’est là tout l’art de la communication- le locuteur a son mot à dire : il va pouvoir compléter le nom, c’est-à-dire lui imposer des déterminants qui seront autant de directives qui préciseront l’image que dessine dans son esprit l’auditeur. Ainsi je choisirais d’accompagner « pomme » de « verte » ou de « cuite », ou bien encore de « d’amour », « de terre » ou enfin de « qui embaume ». Certes, la représentation de notre auditeur sera toujours singulière, différente de notre expérience personnelle, mais les compléments du nom permettent de guider la compréhension au mieux de nos intentions de communication. Voyons comment la grammaire complète les noms :

« J’aime  les garçons aux yeux bleus ? »

« J’aime  les garçons intelligents »

« J’aime les garçons qui savent danser? »

Les trois exemples  ci-dessus utilisent chacun trois modes de détermination du nom que nous allons analyser.

 

  • Le nom complément du nom

Il arrive que le nom complément du nom soit construit directement sans préposition (« l’affaire Dreyfus »). Le plus souvent, il est relié au nom qu’il détermine par une préposition et lui apporte ainsi des informations particulières.

– Le possesseur : « la maison des voisins est à vendre »

– La matière : « une bague en argent »

– La qualité : « Un homme de génie »

– Le temps : Les fêtes de Pâques »

– Le lieu : « la bataille de Matignan »

– L’origine : « un vin de Bordeaux »

– La manière : « un achat à crédit »

– Le but : « un ticket de sortie »

– La cause :  « un cri de douleur »

– La fonction : « une cuillère à soupe »

La fonction de complément du nom peut être occupée par d’autres mots que des noms : un pronom (le don de soi) ; un adverbe(les gens d’ici) ; un infinitif (une machine à coudre)

 

  • L’adjectif qualificatif épithète du nom

L’adjectif épithète est directement lié au nom ; il se distingue ainsi de l’adjectif attribut qui est nécessairement accompagné d’un auxiliaire (être, sembler, devenir…)

On doit aussi soigneusement le distinguer de l’adjectif mis en apposition. Comparons :

– « Les enfants fatigués furent autorisés à se reposer ». L’adjectif épithète « fatigués » divise les enfants en deux groupes : ceux qui étaient fatigués et qui s’arrêtèrent et ceux qui ne l’étaient pas et qui poursuivirent le chemin.

– « Les enfants, fatigués, s’arrêtèrent » ou « fatigués, les enfants s’arrêtèrent ». La fonction d’apposition de l’adjectif « fatigués » implique que tous les enfants étaient fatigués et donc que tous s’arrêtèrent. On notera la présence de virgules qui détachent l’apposition à l’écrit et de pause du même effet à l’oral.

 

  • La proposition relative complète le nom

Le nom peut enfin être complété par une proposition relative dont nous examinerons le mécanisme p… La proposition relative complète un nom avec deux effets de sens différents :

– « Les élèves qui étaient en échec sont restés en rattrapage ». La relative « qui étaient en échec » divise les enfants en deux groupes ceux dont les difficultés nécessitaient un rattrapage et les autres qui y ont échappé. On appellera cette relative : déterminative.

– « Les loups, qui avaient faim, sortirent du bois ». Tous les loups avaient faim. Dans ce cas, la relative, soigneusement séparée du reste de la phrase par deux virgules, informe sur la cause de l’évènement exprimé par ailleurs. On l’appelle « relative explicative » ; elle se rapproche d’ailleurs de l’apposition.

  • Le groupe nominal

On appelle « groupe nominal l’ensemble composé du nom noyau et des éléments qui le déterminent. Examinons la phrase : « Après de longues hésitations, l’homme aux cheveux blancs poussa la porte de bois d’un immeuble qui tombait en  ruine »

Trois groupes nominaux :

– « après de longues hésitations » dont le nom « hésitations » constitue le noyau et « longues » l’épithète qui le détermine.

– « L’homme aux cheveux blancs » dont le noyau « homme »est déterminé par « cheveux blancs »

– « la vielle porte de bois d’un immeuble qui tombait en ruine est un groupe plus complexe dans lequel le nom noyau « la  porte » a trois compléments : l’épithète « vieille »le nom « bois » et le nom « immeuble », lui-même déterminé par une proposition relative.

On voit bien qu’au sein du groupe nominal, il y a plusieurs niveaux de détermination : le nom noyau peut être déterminé par un autre nom (je découvris une maison de pierres) ce nom peut lui-même recevoir la précision d’un épithète (une maison de pierres blanches) et d’une relative (une maison de pierres blanches qui scintillait au soleil). Ces déterminations successives ne doivent pas altérer la cohérence du groupe nominal. On en reconnait la fonction qui lui est conférée par le noyau du groupe « maison » : COD. Enfin on sait qui détermine qui sans ambigüité. Evidemment il faut savoir limiter la chaîne de la détermination sous peine de voir le groupe nominal se désagréger ; l’auditeur perdant le fil des déterminations successives.

C’est la fonction du noyau qui définit la fonction du groupe d’où la notion de groupe fonctionnel. L’identification des groupes fonctionnels est essentielle pour la compréhension. Comprendre c’est en effet  mettre ensemble les éléments de chaque  groupe autour du noyau nominal qui marque sa fonction ; c’est reconnaître  les différents  degrés de détermination qui l’organisent,  et c’est enfin  relier chaque groupe fonctionnel au prédicat verbal qui assure la globalisation et la mise en scène de l’ensemble syntaxique.